Vous vous sentez souvent interrompu, mis de côté, peu écouté… Ou vous avez l’impression de devoir sans cesse vous adapter aux autres, quitte à vous oublier un peu au passage ?

Cette question revient plus souvent qu’on ne le pense : pourquoi je ne me sens pas considéré(e) ?

Il ne s’agit pas de chercher un coupable, ni de justifier la façon dont les autres se comportent avec nous. Certaines personnes peuvent effectivement manquer d’écoute, de respect ou d’attention. Mais il peut être intéressant de regarder d’un peu plus près ce que nous acceptons, ce que nous tolérons, ce que nous n’osons pas demander, et la valeur que nous nous accordons à nous-mêmes.

Car il existe parfois un décalage entre ce que nous aimerions recevoir des autres et ce que nous nous autorisons réellement à demander ou à défendre dans la relation.

Des habitudes qui se sont installées sans bruit

Carl Gustav Jung s’est beaucoup intéressé à la façon dont notre monde intérieur façonne notre rapport au monde extérieur. Dans sa psychologie analytique, il explore notamment les différentes dimensions de la personnalité, ce qui est conscient et ce qui ne l’est pas, ainsi que la manière dont nous construisons une image de nous-mêmes et une place dans le monde.

Cette idée peut faire écho à des comportements très ordinaires. Ce que nous avons appris à croire de nous-mêmes, souvent très tôt, peut continuer à influencer silencieusement notre manière d’entrer en relation, de réagir et de prendre notre place.

Les travaux de John Bowlby sur l’attachement, développés ensuite par Mary Ainsworth, ont également montré l’importance des premières relations dans la construction de nos représentations de nous-mêmes et des autres. Ces expériences précoces peuvent notamment participer à la façon dont nous envisageons la proximité, la confiance ou la sécurité dans nos relations ultérieures.

Nous construisons tous, au fil de nos expériences, une certaine représentation de nous-mêmes et de notre place parmi les autres. Lorsque nous avons appris qu’il fallait être gentil, discret, disponible ou accommodant pour être apprécié, ces comportements peuvent devenir tellement familiers que nous ne les questionnons même plus. Ils ne sont alors plus vécus comme des choix, mais comme une manière « normale » de fonctionner.

Avec le temps, certains renoncements finissent ainsi par devenir la norme :

  • S’excuser à la moindre tension.
  • Faire passer les besoins des autres avant les siens.
  • Hésiter à dire non, même lorsque quelque chose ne nous convient pas.
  • Minimiser ce que l’on ressent pour ne pas créer de conflit.
  • Retirer une demande avant même de l’avoir formulée, de peur de déranger.
  • Accepter certaines paroles ou certains comportements que l’on trouverait pourtant inacceptables pour quelqu’un que l’on aime.

Pris séparément, ces gestes semblent anodins. Ils peuvent même parfois être associés à des qualités : être conciliant, généreux, compréhensif, à l’écoute. Mais lorsqu’ils deviennent systématiques et qu’ils se font toujours au détriment de soi, ils finissent par rétrécir l’espace qu’on s’autorise à occuper — celui qu’on s’accorde à soi-même.

Ce que nos relations nous disent

Si nos relations ne dépendent pas uniquement de nous, ce que nous croyons mériter, ce que nous osons demander, et ce que nous acceptons de laisser passer orientent en partie la manière dont nous existons face aux autres.

Cela ne signifie évidemment pas que nous sommes responsables du comportement d’autrui. Une personne irrespectueuse reste responsable de son comportement. Mais nous pouvons parfois avoir davantage de pouvoir sur la dynamique d’une relation que nous ne le pensons : en exprimant plus clairement ce qui nous convient ou non, en posant une limite, en cessant de nous excuser d’exister, ou simplement en prenant davantage au sérieux ce que nous ressentons.

En psychologie, cette capacité à exprimer directement ses besoins, ses sentiments, ses opinions ou ses limites tout en respectant l’autre est notamment désignée par le terme assertivité. Elle se distingue de l’agressivité : il ne s’agit pas d’imposer sa volonté, mais de pouvoir prendre sa place dans la relation sans renoncer systématiquement à soi-même.

Et c’est souvent là que quelque chose commence à bouger.

Ce n’est donc pas toujours en demandant aux autres de changer que les choses évoluent. Parfois, c’est en se considérant soi-même autrement, en premier. Lorsque notre regard sur nous-même évolue, nos choix, nos réactions et nos limites peuvent progressivement évoluer eux aussi.

S'accorder plus de valeur, s'aimer

C’est précisément ce travail intérieur que peut accompagner l’hypnose ou une approche énergétique : aller identifier, en douceur, les schémas installés depuis longtemps — parfois hérités de notre histoire, parfois construits pour nous protéger — qui nous poussent à toujours nous effacer un peu.
Ces mécanismes ne sont pas apparus sans raison. À un moment donné, ils ont souvent eu une fonction : éviter un conflit, préserver une relation, obtenir de l’attention, se protéger d’un rejet ou simplement se faire une petite place. Le problème n’est donc pas d’avoir appris à fonctionner ainsi. C’est lorsque ces anciens réflexes continuent de décider à notre place, alors que nous n’en avons peut-être plus besoin.
C’est ça, s’aimer. Ce n’est pas se trouver extraordinaire devant le miroir. Ce n’est pas se placer au-dessus des autres, ni devenir indifférent à leurs besoins. C’est se donner cette priorité-là aussi : considérer que ses ressentis, ses besoins, ses limites et ses aspirations ont de la valeur.
Il ne s’agit pas de forcer une transformation, ni de se blâmer pour ce qui a été appris. Il s’agit d’ouvrir un chemin vers une meilleure confiance en soi, pour que la façon dont on existe face aux autres redevienne un choix, et non une habitude par défaut.
Et peut-être qu’au fond, la question n’est pas seulement : « Pourquoi les autres ne me considèrent-ils pas assez ? »
Mais aussi : « Est-ce que, moi, je me considère suffisamment pour leur montrer la place que je souhaite occuper ? »

Et vous, alors ?

Si cet article vous a parlé, et que vous sentez qu’il est temps de vous accorder un peu plus de valeur, n’hésitez pas à me contacter. Chaque parcours est unique, et la première étape commence souvent par un simple échange.


💛 On ne change pas les autres…
mais on peut changer ce que l’on s’autorise
à ressentir pour soi-même
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